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La mort cérébrale est-elle la fin de la vie ? Drukuj Email
Wpisał: Mirosław Dakowski   
28.09.2008.

[Courrier de Rome, No 311 Mai 2008]

[Krótko : Wg. nowych badań i dokumentów medycznych po «śmierci mózgowej » organizm działa : goją się rany, istnieje kontrola neuro-hormonalna i równowaga biochemiczna. Bio-etycy alarmują,  że obecne przepisy prawne są z tymi danymi niezgodne. Nie wstawiłem wszystkich akcentów – przepraszam  MD]

 

La mort cérébrale est-elle la fin de la vie ?

La demande d'un moratoire sur la question de l'avortement, qui a récemment animé le debat dans l' opinion publique en Italie, a remis en avant la question du respect de la vie humaine. Cetle initiative a reuni de nom­breux défenseurs de l' embryon, qui dernan­dent de soustraire a la manipulation destruc­trice de l 'homme les phases initiales éde l' existence de l'être vivant. Mais on n'apporte pas autant d'attention aux pro­blemes ethiques souleves par la vie qui arri­ve à sa fin, en particulier aux problemes qu'entrainent les methodes de verification du déces par le recours à des critères liés à la fonctionnalité de l'encéphale.

Il existe trois types de criteres pour véri­fier le déces de l'etre humain: les critères anatomiques, fondés sur la constatation de la destruction corporelle; les critères cardio­vasculaires, fondées sur l'évidence clinique et instrumentale de l'absence prolongée de pulsations cardiaques et de circulation san­guine; les criteres neurologiques. Ces der­niers criteres s'appliquent dans le cas de patients qui meurent alors qu'ils sont encore reliés aux appareils de réanimation et de respiration; les médecins qui doivent véri­fier la mort doivent démontrer un etat que l' art. I de la loi italienne n. 578/1993 (Regles pour la vérification et la certifica­tion de la mort) identifie au deces de l'etre humain: «la cessation irreversible de toutes les fonctions de l' encephale»

Le legislateur italien a fondé sa decision sur une série d'etudes internationales, menées pour la plupart au cours des années soixante-dix et quatre-vingt, selon lesquelles l' encéphale, y compris le tronc encéphalique, est responsable du controle, de l' intégration et du fonctionnement coordonné de l'organisme. L'encéphale tout entier serait, en d'autres termes, «l'intégrateur central», et la cessation de ses fonctions transformerait l' organisme en une simple collection d'organes, dont les activités seraient vouées a s'eteindre rapidement.

Des études plus récentes, conduites depuis les années quatre-vingt-dix par des neuro­logues principalement américains et britan­niques, ont toutefois mis en doute cette théorie et ont contribué a susciter un large debat internationaI sur l'emploi et la fiabili­té des criteres neurologiques pour détermi­ner la mort.

Il ne s'agit pas, comme on pourrait le croire a premiere vue, d'une question pure­ment médico-biologique, dont l'analyse devrait etre laissee aux spécialistes. C'est un probleme bien plus vaste, dans la mesure ou les criteres neurologiques de la «mort céré­bralée totale» sont entrés dans la pratique médicale, ont été pris en compte dans la jurisprudence, et représentent un prérequis éthique fondamental pour permettre le pré­levement d'organes vitaux uniques (comme le cceur) destines a la transplantation. Mettre en doute la théorie de l'integrateur central comporte une remise en question radicale des modalites de déclaration du déces et de la découverte d'organes a transplanter.

Il est significatif que le Conseil National [italien - ndt] de la Recherche ait décidé de financer une publication intitulée Finis Vitae. La mort cerebrale est-elle encore la vie? (C.N.R. - Rubettino, Soveria Manelli 2007), dans laquelle sont rassemblées, entre autres, les opinions de neurologues, juristes, philosophes et théologiens européens et américains, qui s'interrogent depuis de nom­breuses années sur la mort cérébrale. La publication, qui est la traduction italienne de l'edition anglaise de 2006, a été presentée au public italien pendant une conférence qui s' est tenue a Rome le 27 février 2008.

Les interventions rassemblées dans la publication, et la discussion dont elles ont fait l'objet pendant la présentation, mon­trent qu'il n'est plus possible, ni sous l' aspect scientifique, ni sous l' aspect éthico-­philosophique, de considerer comme cadavres des patients ayant subi d'importantes lésions cérébrales: bien qu'ils soient privés de la conscience et qu'ils nécessitent une assistance respiratoi­re, leur organisme conserve des fonctions, comme le controle neuro-hormonal, l'équilibre hydrosalin, la cicatrisation des plaies, qui sont l'expression d'une intégra­tion corporelle. La conclusion a laquelle sont arrivés les auteurs des essais est simple et bouleversante: la condition dénommée mort cerebrale est encore la vie, et le patient qui se trouve dans cet etat, bien qu'il pre­sente des lesions irreversibles et fatales, est encore vivant. La consequence la plus immediate de cette reconnaissance est que prélever des organes sur ces sujets entraine leur deces. Les spécialistes en bioethique sont ainsi appelés, en Italie aussi, a relever un défi, qu'ils ne peuvent pas éluder en fai­sant simplement appel a la loi en vigueur.

 
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